Episode 31 : du cinéma parfait

Episode 31 de Super Ciné Battle, le podcast où nous établissons le classement ultime du cinéma. Nous prenons vos listes que vous nous adressez pour les classer, du meilleur au pire afin d’obtenir LA liste ultime.

Fini l’attaque du ventre mou de la décennie de la semaine dernière, cette semaine Super Ciné Battle essaye de viser le top des années 2000. Et là, un miracle arrive.

Beaucoup d’émotions alors qu’on continue de couvrir les années 2000 à 2009. Vous pouvez envoyer vos listes pour cette nouvelle phase de Super Ciné Battle. Pour participer, il faut nous adresser une liste de TROIS films (de 2000 à 2009, donc) par mail qui est supercinebattle (at) gmail (point) com. Un titre intéressant, une thématique audacieuse ou simplement un gag, on est contre rien du tout. Toutes les listes 70’s, 80’s et 90’s sont amoureusement conservées pour le jour prochain où on y retourne. On a une grosse quantité de listes, mais hé, tentez votre chance, il suffit parfois d’un titre qui nous tape dans l’oeil.

Au micro, Daniel Andreyev (@kamuirobotics) et Stéphane Bouley (@GKPlugInBaby). On aime le cinéma et on confronte nos avis.

Les recommandations (vers 1h40mn)
Stéphane : Nemesis de Christophe Deroo
Daniel : le podcast Talk Easy dont l’épisode avec James Gray

Le classement de tous les films cités dans cet épisode est disponible ici. Attention, Spoilers !

Bonne écoute !

21 Replies to “Episode 31 : du cinéma parfait”

  1. Merde Kamui ! T’as voulu placé Ponyo en-dessous Du Pacte des Loups ???
    ° 3 0 non MAIS !!! NON MAIS !!!

    Sinon je suis d’accord avec toi pour Le Château Ambulant !!
    Je n’aime asp du tout ce Miyazaki…

  2. Encore un bien chouette épisode. ÇVous m’avez complètement vendu Memories of a Murder, un petit tour sur amazon et… ça n’existe pas en DVD/Blu ray chez nous visiblement… je demanderais donc à un cousin de Corée.

    Pas mal de films intéressant, il faut absolument que je revois We Own the Night que j’ai en dvd parceque dans ma tête c’était Ray Liotta et non pas Joaquin Phoenix

    1. Ah bah merde non, il ne doit plus être édité alors car moi j’ai bel et bien un DVD français.

  3. Je mettrais A Bittersweet Life au dessus de Memories of Murder mais sinon je suis totalement d’accord au sujet de ce film.

  4. Je ne tiens pas à discuter du classement de Ponyo dans la liste c’est votre choix et c’est très bien. Par contre, je voulais juste parler ici (je ne sais pas si c’est le lieu) de la sympathie que j’ai pour ce film et rajouter un peu de ma vision de ce film pour enrichir ce que vous avez pu en dire et peut être encourager d’autres personnes à y jeter un œil.

    Si, comme vous l’avez dit, Miyazaki raconte encore une fois la même histoire de la petite fille qui « traverse le miroir », ce qui à mon avis fait l’intérêt de ce film, est plus dans le traitement de Sosuke (le jeune garçon) et des deux figures paternels que sont le père de celui-ci, Koichi, le pêcheur et Fujimoto, le magicien. Le film est parsemé de personnages féminins et de figure maternelle forte (copines d’école, femmes âgés, divinité sous-marine, mère allaitante), tout les personnages féminins sont aimants et attachés à Sosuke. A l’inverse tout les personnages masculins et surtout les pères sont maladroits, absents, violents.

    Dans une interview Miyazaki a confirmé que beaucoup d’éléments du film renvoie à sa famille (grand-mère, nom de lieu etc.), l’élément le plus intéressant encore le fait qu’il avoue clairement s’être inspiré de son Fils Gorō (réalisateur du film Les Contes de Terremer), quand il avait 5 ans pour le personnage de Sosuke.

    La production de Ponyo a été lancé après le film Les Contes de Terremer au moment ou Miyazaki évoquait déjà la retraite, le film a lui même un aspect testamentaire et une offre une forme de best off des univers de Miyazaki. Certains plans et décors semblent cités ses anciens films : les décors sous-marin évoquent des mondes que l’on a pu voir dans Nausicca, l’irruption de la magie dans le quotidien nous ramène vers Totoro, Chihiro etc. Même si il ne l’a pas dit mon hypothèse est que les deux pères sont deux faces du réalisateur.

    D’une certaine manière ce film est un dialogue entre le père et le fils sur ce que cela veut dire créer et l’aspect destructeur que cela inclus. Il est aussi et avant tout, à mes yeux, une tentative de réconciliation ou au moins une demande de pardon du père absent qu’il fut, du créateur intransigeant (destructeur) qu’il est, au point de se brouiller avec son fils comme il l’a fait sur Terremer. Le thème classique du passage du passage de l’enfance à l’age adulte ici se teinterait d’une volonté d’accompagner Goro, symboliquement vers une forme de maturité artistique, quand il fut lui même un père absent. Ponyo n’est alors plus une petite fille, mais plus la métaphore de la création pure, dont le corps se déforme (poison/fille/monstre) selon les décisions prisent par ceux qui lui servent de tuteurs. Sosuke, déjà très mature, se voit confier à la fin du film plus que l’amour de Ponyo, mais son humanité. L’un des derniers plan du film, montre ainsi Sosuke serrant la main à Fujimoto et lui demandant pardon pour tout le mal qu’il a fait.

    1. Je comptais défendre le film et voici une théorie fascinante ! Je n’ai pas vu Terremer, mais son titre constitue en lui-même un axe de lecture solide.

      Pour réagir à la remarque de Daniel sur la « confusion » du dernier acte du film, je me permets d’y aller également de mon hypothèse – peut-être pas aussi bien argumentée car j’ai vu le film il y a un moment, mais que je comptais tout de même partager !

      Si les bateaux grandissent et si les paralysées marchent, je pense que c’est parce que tout le monde est mort suite au tsunami. L’errance des personnages sur la deuxième moitié du film évoque l’errance des âmes à la recherche de l’au-delà, auquel ils finissent par accéder en traversant un long tunnel. Au-delà se trouvent d’ailleurs les vieilles dames et les deux mamans. Même le père de Sosuke, que l’on pensait avoir été « sauvé » par la déesse de la mer, a pu compter parmi les premières victimes du tsunami, que son équipage qualifie de « porte vers un autre monde » (il me semble d’ailleurs que la scène se termine par une prière à Bouddha).

      Je pense qu’au-delà d’une adaptation libre de La Petite Sirène et d’une oeuvre testamentaire sur la filiation, Ponyo est un film sur l’acceptation de la mort et de l’insignifiance de la place des hommes dans le cosmos. D’où le bisou suspendu final en symétrie axiale : les deux reflets se rejoignent car il n’y a plus de miroir : plus de séparation entre les tréfonds et la surface, plus de frontière entre le monde des vivants et l’au-delà. Enfin, si Ponyo est au dessus de Sosuke, c’est parce que l’eau l’a emporté sur la terre. La mère de Ponyo dit d’ailleurs à son mari « nous sommes nés de l’écume et nous reviendrons à l’écume » : la mort n’est que le retour à ce grand tout dont nous sommes issus, et où nous pouvons enfin aspirer à la plénitude.

      Si l’oeuvre de Miyazaki invite toujours l’humanité à une forme de modestie, Ponyo en serait donc le pendant le plus fataliste, mais aussi le plus serein. Une oeuvre sur la vieillesse sous le prisme de la petite enfance, comme pour souligner ce grand cycle de la vie dont la nature nous refusera toujours les clés.

    2. C’est une très bonne lecture et qui montre surtout la profondeur du cinéma de Miyazaki. C’est tout ce qu’on peut y lire. Je ne sais pas si on peut voir une causalité entre Ponyo et Terremer et la manière débectable dont Hayao a traité son fils.
      Je ne m’explique toujours pas pourquoi ce film est bizarre autrement que par le goût de Miyazaki pour le grotesque et le baroque.

  5. Memories of Murder … quel film ! digne numéro 1 !
    Vous n’avez pas parlé de la fin ( pour pas spoiler j’imagine ) mais j’aurais adoré vous entendre dessus.
    Tony Zhou de Every Frame a Painting a fait une vidé dessus, sur l’Ensemble Staging ( https://www.youtube.com/watch?v=v4seDVfgwOg ) je pense que vous l’avez déjà vu mais on sait jamais. Comme vous le dites, assez fou pour un 2eme film !

    Par contre je pense que la nouvelle vague a commencé plus tôt, un film comme JSA ayant déjà percé même à l’international deux ans plus tôt. Cela dit en terme d’impact, Memories of Murder est quand même quelques crans au dessus.

  6. Memories of Murder … quel film ! digne numéro 1 !
    Vous n’avez pas parlé de la fin ( pour pas spoiler j’imagine ) mais j’aurais adoré vous entendre dessus.
    Tony Zhou de Every Frame a Painting a fait une vidé dessus, sur l’Ensemble Staging ( https://www.youtube.com/watch?v=v4seDVfgwOg ) je pense que vous l’avez déjà vu mais on sait jamais. Comme vous le dites, assez fou pour un 2eme film !

    Par contre je pense que la nouvelle vague a commencé plus tôt, un film comme JSA ayant déjà percé même à l’international deux ans plus tôt. Cela dit en terme d’impact, Memories of Murder est quand même quelques crans au dessus.

    1. On en reparlera peut-être une autre fois quand on fera… au hasard Zodiac.

      Tony Zhou, à chaque fois un travail affuté et précis. J’adore ce mec.

  7. Un très beau God Tiers en haut du classement, ça fait du bien de sortir des tréfonds ! 🙂

    Par contre j’ai un problème sur le site, même en vidant le cache je n’ai toujours pas la liste des années 2000 à jour, elle reste bloquée aux épisodes 24-25… Je suis perdu si je ne peux pas brandir ma tablette de marbre de la vérité en prédisant l’apocalypse !

  8. On notera avec tristesse que les films numéros 1 des années 90 et 2000 n’existent pas en Blu-Ray et sont à prix d’or en dvd zone 2. On espère une sortie HD prochainement pour ces deux chefs-d’œuvre…

  9. Quand vous parlez de Rocky Balboa vous dites avoir déjà traité Rocky dans les années 70, mais il n’est pas classé !
    Je le signale pour qu’il ne soit pas oublié, ce serait un drame national.

    1. My bad, j’ai parlé trop vite. Vous parliez de la saga qui avait été évoquée dans les 80′ avec le 3 et le 4.

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